BABETTE

Le spectacle sera créé au cours de la saison 2020/2021 à Paris
Numériser 1 - copiede Philippe Minyana
mise en scène : Jacques David
jeu : Dominique Jacquet
scénographie : Jean-Luc Taillefert
création lumière : Laurent Nennig
création sonore : Christophe Séchet
costume : Chantal Hocdé

 

Il est minuit ce mercredi et BABETTE nous raconte sa journée. Sa mère meurt, sa fille qu’elle croyait morte réapparaît, un attentat au marché fait pas mal de morts, le fils de son mari et son mari se battent comme des chiens, sa doctoresse dort debout, sa meilleure amie fait une dépression. BABETTE qui est une battante fait un résumé plutôt hilarant des « malheurs de la vie » et ses mots crus et toniques construisent un chant staccato, une complainte ahurie, une confession in petto, une femme d’aujourd’hui qui voit clair, qui voit loin. Pas de tristesse, pas de nostalgie ; mais un aveu énergique, tendu, sidérant ; une femme ordinaire qui vit l’extraordinaire ; une journée comme une vie ; comme un tableau de Bacon, coloré, un peu obscène ; comme la vie ; une vie qui, un jour, sort de l’ordinaire à tel point qu’il y a urgence à la raconter.   

Philippe Minyana

A propos de la lecture donnée les 10 et 11 mai à Lilas en Scène :

Elle est debout en plein centre du plateau, texte à la main.
Au dessus d’elle un grand rectangle lumineux.
Et elle lit, vite. Et je ne la reconnais pas.
Il s’agit de Dominique Jacquet, actrice pour qui j’ai écrit ce texte BABETTE. Un solo. C’est un compte rendu d’une journée mémorable. Ce genre de journée dont on dit qu’elle est à marquer d’une pierre blanche.   
La voilà différente ; solide comme un caillou, un rocher. Elle a trouvé ce rythme du piapia familier qu’on entend dans les magasins, les réunions de famille. Et les spectateurs rient de se reconnaître. C’est un récit pas piqué des vers. Ce genre de récit qui veut faire entendre les petites gens et plus largement l’humanité dans son ensemble. Elle nous fait entendre ce chant connu.
Elle est vraie. Elle est au bon endroit. Elle a dû la connaître cette BABETTE que pourtant j’ai inventée.
De temps en temps des noirs. On entend des bruits de toute sorte. Et puis, à nouveau  lumière. Elle n’a pas bougé. Elle continue. Elle a encore grandi. Ses cheveux, à cause de la lumière ont blanchi.
Elle est toutes les Femmes. Elle est le Temps.
Je suis sorti de la lecture, comme enivré. Je leur ai dit merci à l’actrice, au metteur en scène Jacques David et à toute l’équipe.
Un auteur content c’est rare. Je suis content.
Philippe Minyana. Paris 2019
Le texte est  publié aux Solitaires Intempestifs
DOSSIER BABETTE –

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