Dominique Jacquet

2017 Dominique Jacquet © www.ledroitperrin.com -1023Formée par André Cellier au conservatoire de Tours, elle entre au Centre Dramatique de Tours. Elle y joue Kroetz et Brecht sous la direction d’André Cellier.

Parallèlement, elle travaille comme comédienne (en stage ou atelier) avec Catherine Anne, Jean-Louis Benoit, Patrice Bigel, Robert Cantarella, Jean Lacornerie, Dominique Lurcel, Sylvain Maurice, Philippe Minyana, Joël Pommerat, Jean-Yves Ruf…

Au cinéma, elle tourne avec Jean-Luc Godard et Anne-Marie Miéville dans Deux fois cinquante ans de cinéma et François Ozon dans Le Refuge. A la télévision, elle a tourné avec A. Tasma (Rastignac), A. Pidoux , C. Bonnet, P.Triboit & C. Lamotte (Avocats et Associés), P. Martineau, B. Garcia,, A. Wermus.

Sous la direction de Jacques David, avec lequel elle crée le théâtre de l’Erre en 1997, elle a joué dans Journée de noces chez les Cromagnon de Wajdi Mouawad, Peepshow dans les Alpes de Markus Köbeli, Le gardien de phare de Matt Cameron, Les pots faut les tourner d’Anne-Marie Kraemer, Quand nous réveillerons d’entre les morts d’Henrik Ibsen, Une nuit dans la montagne de Christophe Pellet, Anne-Marie et Tu devrais venir plus souvent; et Babette de Philippe Minyana, Hamlet Transgression de W. Shakespeare, H. Muller F. Schubert, adaptation Jacques David. Elle a joué Lechy Elbernon dans L’échange de Paul Claudel, mise en scène Julien Bouffier, sous la direction de Guy-Pierre Couleau elle a joué le rôle de La Grande Duchesse dans Les Justes d’A. Camus (en tournée) et celui de Simone Signoret dans Marilyn en chantée de Sue Glover (en tournée), sous la direction de Thierry Pillon Madame dans Les bonnes de Genet, et sous la direction de Benjamin Knobil Crimes et Châtiments d’après Dostoïevski.

Ils ont écrit :

A propos de BABETTE solo de Philippe Minyana  – création à Paris au Théâtre La Flèche automne 2022 – mise en scène Jacques David

ce qu’en dit l’auteur

« J’ai été saisi, stupéfait quand j’ai assisté au spectacle BABETTE ! J’avais entendu le texte lu par Dominique Jacquet plusieurs fois et j’avais été très heureux… mais là dans la petite salle de «  la Flèche » j’ai vu la force, la volonté de vie d’une femme ordinaire en imper entre enfer et purgatoire (l’actrice est dans et hors de l’espace éclairé) qui expose « son âme » qui dit tout vite et fort, comme celle qui va tomber ou mourir et qui «  avoue » son crime : oublier son enfant dans la voiture à une station d’essence… et la voilà l’enfant qui est devenue grande et qui réapparaît… on entend alors «  l’épopée » que sont ces retrouvailles… et ce n’est pas simple… et cette formidable BABETTE est jouée par la formidable Dominique Jacquet mise en scène de façon étonnante par Jacques David… tous deux font surgir un monde de folie et de farce…(on rit beaucoup) c’est un «grand spectacle de l’humanité » que j’ai savouré… en à peine 1 heure se jouent les mille facettes d’une femme comme toutes les femmes, vraie, sincère, naïve, lucide, en détresse, en amour, en doutes, en vie … c’est beau comme un poème, comme une aria, comme 1 sculpture de Giacometti, 1 tableau de Balthus. C’est universel, c’est magnifique. Je leur dis à ces 2 la : merci merci et bravo mille fois. » Philippe Minyana (octobre 2022)

extraits de presse

«  La journée particulière d’une femme ordinaire : sous la banalité, comédie noire et tragédie grecque…

Sacré bonne femme, la Babette. Vieillissante mais battante, ordinaire et extraordinaire, portée et transcendée par une Dominique Jacquet à la crinière blonde à la Gena Rowlands, au phrasé rauque à la Judith Magre.Il n’y a que Philippe Minyana, aujourd’hui, pour faire poème épique et musique jazzy du langage quotidien et luxurieusement pauvre de ceux qu’on appelait « les petites gens ». Et légende flamboyante de leur existence. (…) Avec son incendiaire art du rythme, des silences, des ruptures, Minyana révèle nos extravagances cachées, nos névroses tapies. Son monologue a la violence des tragédies grecques comme l’humour vache des comédies noires. Il tourne simplement autour de l’amour impossible. » Telerama – TTT – La chronique de Fabienne Pascaud

« L’amitié et le goût du travail partagé ont concouru à la création Babette, texte de Philippe Minyana(…) Elle distille, avec un art subtil du dire volubile, sur le ton du constat, cette partition superbement composée sur la vie quotidienne d’une femme ordinaire qui ne l’est pas. Les gens simples, par bonheur, sont toujours compliqués. » L’Humanité – Jean-Pierre Léonardini 

« Philippe Minyana repousse les limites de cet exercice théâtral en jouant sur la banalisation de l’extraordinaire. On peut saisir, en filigrane, les dangers d’accepter l’inacceptable. En ce sens, ce décalage qui force le rire relèverait de l’effroi. Saluons la performance de Dominique Jacquet qui accomplit un tour de force en incarnant cette femme coupée de toute réalité émotionnelle. Un beau spectacle, qui interroge, à découvrir ! »Sur les planches – Laurent Schteiner

« Sous la direction de Jacques David qui impulse une tonalité de farce folle (…), (Dominique Jacquet) … Aguerrie et talentueuse comédienne, délivre superbement soliloques, réflexions impertinentes, délivrance d’extraits de sa pseudo-philosophie personnelle et scènes dialoguées à une voix, qui dessinent cette figure de femme ordinaire à la bouleversante humanité. »Froggy’s Delight – MM

« L’actrice « est » Babette et fait siens ses mots crus, son humour, sa capacité de résilience et sa sensibilité cachée. Une belle personne brillamment incarnée… »Théâtredublog.fr – Mireille Davidovici

 A propos d’HAMLET TRANSGRESSION, mise en scène Jacques DAVID – Théâtre de l’Aquarium – novembre 2016

(..) Flamboyante et rugissante, Dominique Jacquet se glisse avec une impressionnante aisance dans tous ces personnages. Adolescent blessé, en colère, héros impuissant, incapable de passer à l’acte, femme bafouée, perdue d’amour, elle s’invite dans leur existence, leur donne vie. On se laisse happer par son énergie, sa faconde. Fougueuse, fiévreuse, elle nous entraîne dans son sillage, sur le chemin avorté des représailles. Elle nous pousse dans nos retranchements, libère la folie d’Hamlet et fait éclater dans la pénombre la tragique abnégation d’Ophélie. Olivier Fregaville-Gratian d’Amore  – BSCNEWS

(…) Dominique Jacquet (comédienne) et Laurence Malherbe (cantatrice) entament et aboutissent un dialogue artistique raffiné ayant pour objet la voix humaine. (…) . Leur voyage effectué dans la puissance, la délicatesse et la générosité finit à l’unisson d’un art commun. (…) . « Hamlet Transgression » est à la fois un grand air d’opéra et un cri. …c’est un magnifique récital de théâtre chant ou de chant théâtre. Jean Grapin – LA REVUE DU SPECTACLE

On est sous le charme (…). La tension tragique est sensible sur le plateau et dans la salle. Cette courte pièce, qui s’apparente davantage à une performance, est d’une grande poésie et constitue un très beau geste artistique. Sylviane Bernard-Gresh. – TELERAMA

Les deux comédiennes sont divines, quasi célestes. Ces 35 minutes de bonheur nous font du bien. Nommons pour les remercier Dominique Jacquet sans cesse débordée par le ressac du rivage et Laurence Malherbe, une sensuelle et envoûtante Nina Hagen traversée par les mots de Wilhelm Muller….Il se sera produit dans la petite Salle du Théâtre de l’Aquarium (cette même salle où Sara Llorca incarnait Sarah Kane) une chose extrêmement rare entre hallucination et rêve éveillé. David Rofé-Sarfati  – TOUTELACULTURE.COM

 

A propos d’ ANNE-MARIE de Philippe Minyana, mise en scène Jacques David – Paris 2012

(…) la « femme affolée » créée par Dominique Jacquet est magnifique. Philippe Minyana – 10 février 2012

 Deux pièces (courtes) de Minyana à L’Etoile du Nord
« Qu’est-ce que vous voulez que je vous dise? C’est vachement bien !(…) C’est affreusement triste et drôle à la fois (… ) le désespoir ambigu d’Annie, merveilleusement incarnée par Dominique Jacquet, tantôt folledingue, tantôt épuisée. mediapart le blog de Martine Silber : marsupilamima

(…) les officiants dirigés au cordeau sont époustouflants….Dominique Jacquet, excellente dans le rôle de la femme déchirée qui se délite (….) Froggy’s Delight

(…) Dominique Jacquet y est terriblement magnifique, dans cette multiplicité d’apparaître, surprenante, inquiétante, touchante (…) Frédéric Vossier (auteur)

A propos de UNE NUIT DANS LA MONTAGE de Christophe Pellet, mise en scène Jacques David – Théâtre du Soleil 2008

(…) La totalité des actrices est sublime. Dominique Jacquet est troublante dans le rôle de Silvana Pintozzi, encore habitée par les personnages marquant qu’elle a eu à interpréter. (…) Culture sans censure, Etienne Rousseau

Avec la présentation d’Une nuit dans la montagne de Christophe Pellet au Théâtre du Soleil, le Théâtre de L’Erre poursuit la démarche artistique très pointue qui caractérise chacune de ses productions. On retrouve Dominique Jacquet, plus « solaire » que jamais – c’est vraiment une magnifique comédienne (…) Anne Calmat – Fréquence Paris Plurielle 106.3

plus d’infos sur le site de Dominique Jacquet

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